lundi 31 août 2009

AOUT - AIR


Tu respires environs
15000 litres d’air par jour!
Ça t’intéresses de savoir
ce qu’il y a dedans?

« air » : en gros c’est 78 % d’azote et 21 % d’oxygène, du CO2, un peu d’argon, d’hélium et de méthane ainsi qu’une quantité plus ou moins grande de vapeur d’eau en fonction de l’humidité relative.
Il charrie de nombreuses particules en suspension : grains de sable et de sel, cendres volcaniques, pollen, spores, bactéries ou microorganismes...
Lorsqu’il se charge également d’oxydes d’azote, de dioxyde de soufre, d’ozone ou d’autres particules nocives, l’air pur devient un air pollué!

L’ozone?! L’ozone c’est une molécule composée de trois atomes d’oxygène ( O3 ) qui se forme et se déforme sans arrêt dans l’atmosphère par réaction avec l’oxygène et les ultras violets du soleil. Mais ne confonds pas, le ‘trou’ c’est dans la couche stratosphérique, en haute altitude. Cette couche riche en O3 nous protège des UV. Par contre la concentration en ozone dans la troposphère, la couche atmosphérique au contact du sol, est souvent trop élevée. Voilà pourquoi on t’a peut-être dit à la radio ce matin de rouler moins vite aujourd’hui. Le rayonnement solaire intense permet la formation d’ozone à partir des polluants et de l’oxygène, et c’est un gaz très irritant. Mais les polluants ont également d’autres formes plus subtiles. Les milieux naturels sont submergés par les bruits des routes, des pipelines ou des avions... Les oiseaux mâles s’égosillent à trouver leur belle et les repères des dauphins sont chamboulés par les interférences.

Dans les villes mais également à la campagne la pollution lumineuse nous empêche d’admirer notre Univers! La Grande Ourse reste visible, mais identifier les 88 constellations du firmament devient difficile à mesure que l’air des villes se charge comme une poubelle. Pour nous, c’est plutôt frustrant... Mais cette pollution devient beaucoup plus perturbante pour de nombreuses espèces animales : dérèglement des migrations, modification du cycle de la mélatonine, barbecue d’insectes sur les lampes,... Pourquoi ne pas éclairer de manière plus réfléchie?! Surtout que l’éclairage public représente environs 40% de la facture d’électricité des communes (Région Wallonne).

On parle souvent des grandes forêts comme des poumons de la planète! En effet, le jour, les plantes utilisent la lumière du soleil et le CO2 pour réaliser leur métabolisme, c’est la "photosynthèse" ! La nuit par contre c’est l’inverse, elles respirent comme nous et produisent du CO2. Il est donc préférable d’éviter les plantes dans la pièce ou tu dors! Bien qu’à choisir avec un cendrier c’est quand même plus joli une plante verte! Mais il n’y pas que les forêts! Les océans sont les plus grands fournisseurs d’oxygène grâce aux tonnes de phytoplancton qu’ils contiennent
.

JUILLET - VOYAGES

Neige, soleil, évasion du quotidien. Retrouvailles avec un ami expatrié, ou encore retour à la terre d’un ancêtre. Que cherche-t-on exactement, en partant loin de chez soi ? Que ce soit pour reposer son esprit ou l’ouvrir à d’autres mentalités, les voyages sont en vogue. S’il est indéniable que la découverte d’autres horizons est une source d’enrichissement personnel, il ne faut pas pour autant jouer les autruches quant au coût écologique de la bougeotte pathologique qui se banalise, surtout lorsqu’on prend les airs.


Pour les émissions de carbone, le choix du moyen de transport fait largement la différence : par passager, le train est le moins polluant (2 à 3g/km), loin devant les bus (30 à 70g/km), les voitures (90 à 220g/km) et les avions (170g/km), champions de la pollution.
En marchant d’un bon pas avec un chargement modéré (et une bonne dose d’optimisme), un être humain peut parcourir 50km par jour. De ce point de vue, traverser océans et continents en quelques heures à 12000 pieds d’altitude dans une boîte en aluminium où des hôtesses exécutent des chorégraphies de sécurité (bref, prendre l’avion) est quelque chose de plutôt surnaturel. Et effectivement, cette prouesse technologique exige une consommation pharaonique
d’énergie, émettrice d’une quantité tout aussi peu modeste de gaz à effets de serre :
Emissions en kg équivalent-CO2 pour quelques projets touristiques :


Manger une frite avec les kangourous en Australie 12380
Quelques brasses avec les hindous dans le Gange 5220
Se prendre un coup de soleil en Tunisie
1010
Se gondoler à Venise
500
Une journée habituelle en Belgique 22


Pour le climat, l’augmentation du trafic aérien n’est donc pas une bonne nouvelle. Faut-il alors brûler son passeport et fermer les frontières ? Disons qu’éviter les city-trips à répétition en vol low-cost pour modérer ses ardeurs migratrices serait un bon début. Et si ton besoin d’exotisme est trop fort, tu peux compenser le CO2 émis par tes trajets en finançant des projets de réduction des GES.
www.co2logic.be , www.compenco2.be

Renseigne-toi sur le pays où tu comptes vadrouiller, et même si tu aimes le confort, garde à l’esprit que l’adaptation d’une région pour bichonner les touristes passe souvent par
• l’abandon de métiers et savoir-faire traditionnels (les prix augmentent et un serveur est mieux payé qu’un artisan)
• un sacrifice environnemental (routes et infrastructures bétonnées, accumulation de déchets, modification des paysages, pollution des eaux…)
• l’accaparement de ressources rares (eau et énergie pour piscines, arrosage du golf, climatisation… au détriment de l’agriculture, des familles et des industries locales).


Pour visiter des coins de paradis sans les détruire et en respectant ses habitants, tu peux regarder l’offre de vacances alternatives, gîtes et circuits d’éco-tourisme sur
http://www.ecoconso.be/spip.php?article249
Mais il y a aussi bien des richesses à découvrir dans nos villes et campagnes, qui sont d’autant plus dignes d’intérêt qu’elles sont méconnues. Du marathon de la bière à tous les carnavals et festivals en passant par la thalasso ou la spéléo, tu trouveras une foule de folies à ne pas manquer près de chez nous sur
www.belgique-tourisme.net

Enfin, notre pays est aussi une terre d’accueil pour des personnes issues de tous les continents. Partager un repas, une fête sacrée, une soirée en musique avec des Belges d’adoption, c’est « ouvrir ta porte à toutes les fenêtres » ! Tu peux aussi héberger un voyageur de passage, ou accueillir un jeune étranger dans ta famille pendant quelques mois :
www.couchsurfing.com , www.afsbelgique.be

Te baigner dans un bouillon de culture, c’est également redécouvrir ton propre pays sous un regard nouveau.

JUIN - MEDIAS



Les médias reflètent ce que disent les gens, les gens reflètent ce que disent les médias. Ne va-t-on jamais se lasser de cet abrutissant jeu de miroirs ?
Amin Maalouf



Au cours d’une vie, on passerait 8 années devant la télévision et les ordinateurs,
soit plus de 3 heures par jour à s’informer, se divertir ou s’abrutir devant un écran, alors qu’il semble si difficile de trouver un moment pour faire un peu d’exercice, prendre l’air ou préparer un repas équilibré. Ajoutons la radio, le cinéma, les GSM, la presse gratuite… on peut dire que les médias ont envahi notre quotidien. Il est peut-être donc utile de réfléchir sur l’évolution des médias et leur usage.


Prenons l’exemple de la pub ! Vérifie par toi-même : dans la rue, à la télé, sur le net, dans ta boîte aux lettres, dans les magazines… nous serions confrontés à 200 messages publicitaires par jour. On parle même de matraquage publicitaire. Ouille ! Pourtant la pub ne fait que nous promettre du bonheur : être jeune, beau, le plus souvent blanc, en bonne santé, entouré d’amis et de biens, simplement en mangeant un yaourt maigre et en roulant dans un coupé décapotable. Bref, ça crée des besoins, qui nous poussent à consommer toujours plus pour les satisfaire. En 2006, la pub a représenté en Belgique 2,863 milliards d’euros. Le hic, c’est que ce sont les consommateurs qui l’ont financée à raison de 640 € par ménage : la pub, c’est compris dans le prix !

Un réflexe tout simple pour contrer les comportements distillés par les réclames ? Demande-toi à chaque achat : Est-ce que j’en ai VRAIMENT besoin ? Fais l’exercice, et à la fin du mois, tu verras la différence dans ton budget! D’autres conseils sur :
www.respire-asbl.be/
www.vigilanceactionpub.org/

demande aussi gratuitement l’autocollant pour ta boîte aux lettres :
www.stoppub.wallonie.be

Après cette petite page de pub, place à la musique ! rock, jazz, classique, funk, pop, chanson française, rap, drum’n’base…Quel univers riche et foisonnant ! Les médias et les grosses maisons de disques ne mettent cependant en évidence qu’une fraction minuscule de l’infinie collection du Juke Box. Pourquoi ne pas laisser de côté les Tokio Hotel, Beyonce, et tous ceux qu’on voit plus dans des torchons people que sur scène ? La Belgique grouille d’artistes originaux de qualité, qui rament alors que beaucoup de stars mondiales mènent une vie indécente (et peu durable) en nageant dans les dollars. Heureusement, le Collectif Jaune Orange fait son max pour promouvoir ces musiciens peu connus mais bourrés de talent
www.collectifjauneorange.net

Les 17 médiathèques de Belgique te donnent également accès à une véritable caverne d’Ali Baba pour trouver ton propre rythme. Si tu ne t’y retrouve pas, des conseillers sympas sont là pour partager avec toi une nouvelle façon de vivre la culture, la musique, les films… Depuis novembre 2006, tu peux aussi acheter de la musique en ligne ! Jette donc un oeil sur :
www.lamediateque.be

Les médias, c’est le divertissement, mais aussi l’information ! Or on entend parfois dire que les grands groupes de presse et les chaînes TV sélectionnent l’info, ou la déforment au nom d’obscurs intérêts politiques ou économiques. Mais il ne tient qu’à toi de creuser l’information, de varier tes sources et de construire ton propre esprit critique ... Tu peux aussi demander à tes parents et grands parents de te raconter les évènements de leur jeunesse, ce sont les meilleurs documentaires.

MAI - DECHETS

Pour rappel, c’est la collectivité qui paie l’évacuation et la destruction éventuelle ou l’enfouissement des déchets

Alfred Sauvy (Croissance zéro ? 1973)


Bonne nouvelle, 92% des citoyens belges trient leurs déchets! Heureusement car durant l’année 2007 chaque belge a produit en moyenne 492 kg de déchets, dont plus de la moitié a été recyclée ou compostée! L’avenir de ces déchets dans l’UE? 42% ont été mis en décharge, 20% incinérés, 22% recyclés et 17% compostés. (Office statistique des communautés européennes Eurostat)
Les emballages représentent une très grande part des déchets ménagers (environs 1/3)! Que deviennent-ils après avoir été vidés de leur contenu? Fost Plus est une organisation belge qui finance et coordonne le tri et le recyclage des emballages ménagers. L’année dernière, elle a récoltés 108 kilos d’emballages et de vieux papiers par habitant! S’ils ont été bien triés, ces déchets sont recyclés par des techniques spécifiques à chaque matériau et ils reviennent ensuite sur le marché relookés (jouets, palettes, vêtements, pots de fleurs, emballages...). Certains produits sont uniquement composés de matière recyclée, d’autres nécessitent un apport de nouvelle matière.
Le papier par exemple ne peut être recyclé que 2 à 5 fois car les fibres de bois s’altèrent à chaque cycle. On mélange donc à la pâte de papier recyclée de nouvelles fibres. Le verre par contre est recyclable à 100% et indéfiniment! À condition qu’il ait été bien trié! Les impuretés et les restes alimentaires augmentent les frais et le temps de recyclage. Ils peuvent aussi conduire à des défauts dans le matériel recyclé. Ces impuretés sont éliminées à la main ou grâce à d’autres techniques. Le verre est ensuite cassé en fins morceaux avant d’être fondu pour lui donner une nouvelle forme!

Favorise les produits
• les moins emballés, sinon aux emballages recyclables
• à longue durée de vie
• réutilisables, rechargeables, reremplissables...!
Et pourquoi ne pas lancer un compost?!
Il suffit que tu aménages un petit coin de ton jardin où tu peux entasser tous tes déchets organiques. Une première fermentation aérobie par des bactéries va démarrer à environ 50-70°C pour former un composte frais. S’ensuit une fermentation à température plus basse conduisant à la formation de matières humiques, de la terre quoi ! En appartement ou dans un kot? C’est possible grâce au vermicomposte! Peu de place et pas d’odeurs!
http://www.ecoconso.be/IMG/pdf/fc_104_vermicompostage.pdf

En plus de diminuer le volumes de tes poubelles tu dispose d’un engrais pour ton potagers, tes bacs de fleurs ou tes plantes d’intérieur!
670 canettes en aluminium = 1 vélo
27 bouteilles de PET = 1 pull
19.000 boîtes de conserves en acier = 1 voiture
Pour les chiffres :

AVRIL - TEXTILES

La plupart des gens désirent bien plus avoir des vêtements à la mode, ou du moins propre et sans raccomodages, que d’avoir la conscience nette.
Henry David Thoreau



Ce mois ci on brade les prix! 50% sur les jeans troués, des t-shirts à 5€, et regardez cette superbe veste en peau d’lion! Je craque ça m’va trop bien!! Z’avez vu mes nouvelles bottes?! Mais comment les grandes marques parviennent-elles à de tels prix tout en maintenant un chiffres d’affaires bien rond?! 10 milliards d’euros pour Nike en 2006! Les salaires des travailleurs sont sous le minimum vital local, leur emploi est instable, des journées de 12 à 13h de travail, des heures supplémentaires non payées pour satisfaire les quotas de production, les syndicats réprimés,... Cela nous fait pas mal de victimes et la liste est encore longue.
Pas facile de s’imaginer cette situation. Pourtant un certain intérêt pour les conditions des travailleurs s’est fait sentir de la part du grand publique ces dernières années. C’est une des pistes d’amélioration! Exigeons toutes les informations sur nos consommations : la provenance, le mode et les conditions de production, l’implication dans le respect des travailleurs,... De cette manière les marques doivent suivre le mouvement pour conserver leur crédibilité auprès des consommateurs! Un moyen de contrôler un minimum nos achats : vérifier que le distributeur de la marque possède un « code de conduite ».

Certains codes sont consultables sur le site des marques. Une liste est dressée dans la brochure de la campagne Vêtements Propres « nous voulons des vêtements propres »
Quelques points à vérifier :
• Quels sont les travailleurs concernés? Extension aux sous traitants?
• Le producteur respecte-t-il les conventions de l’OIT et des Droits de l’Homme : salaires minimum vital, syndicats...
• L’entreprise s’investit-elle dans la mise en oeuvre et le contrôle de son code?
• Appartient-elle à un organe de vérification du respect du code?
• Remédie-t-elle au problème en cas de violation?
• Les travailleurs sont-ils informés de leurs droits, de l’existence du code? ...

Des trucs et astuces pour passer l’hiver bien couvert et sans remords?

• Le seconde main! En cherchant un peu on trouve tout pour tous! Du bon jeans de tous les jours jusqu’aux robes de soirées top classes et pas chères! Solid-R est le label éthique des entreprises d’économie sociale actives dans la récupération et le recyclage :
www.solid-r.be, une mine d’adresses!
• Échanges tes vêtements avec ton entourage! Tu vas doubler le choix de ta garde robe!
• Si tes vêtements deviennent trop petits, fais donc profiter les plus petits.
• Les cordonniers et raccommodeurs sont toujours de ce monde!
Donne leurs du fil à retorde, tu encourageras en même temps les artisans locaux.
www.pagesdor.be
• Pour le neuf, pense au coton bio et au commerce équitable.

Tofs sites! :
• Pour plus d’infos et d’actualité :
www.vetementspropres.be

• Pour un code standard et bien d’autres infos :
www.cleanclothes.org/

• Robes de soirée seconde main :
http://www.anne-sophie.be/fr/index.php

MARS - EAU

L’EAU est présente en quantités énormes
sur la planète : 1,46 milliards de km3,
soit l’équivalent d’une colonne d’eau inondant
toute la province de Namur et reliant la Terre
à la Lune, L’eau salée (océans et mers)
représente 96% de ce volume...



Les 4% d’eau douce de la planète sont répartis entre Glaciers (2,97%), Eau souterraine (1,05%), Lacs et rivières (0,009%), Atmosphère (0,001%), Biosphère (0,0001%). Dans cette petite marge d’eau douce seule l’eau de l’atmosphère, des lacs et des rivières ainsi qu’une partie des eaux souterraines est disponible pour l’homme : environ 0,5% des eaux du globe, qu’il est indispensable de préserver.
Cette eau disponible n’est pas directement utilisable! Les principales impuretés qu’on y retrouve sont des micro-organismes, du plomb, une concentration trop élevée en nitrates, pesticides, et autres composés toxiques. Elle ne doit pas non plus être acide. Filtrer, aérer et stériliser les eaux brutes avant consommation est presque toujours indispensable. D’autres interventions comme adsorption des pesticides, dénitration, décarbonation, reminéralisation ou dilution sont également parfois nécessaires.
Au bout du processus, l’eau du robinet en Région Wallonne est d’excellente qualité! Pourtant 61% des wallons préfèrent l’eau en bouteille (S.A. AQUAWAL 2005). Curieux choix vu son impact écologique et son prix : l’eau en bouteille est 150 fois plus chère que l’eau du robinet! Boire 2 litres d’eau de distribution par jour et par personne pendant un an a le même impact écologique que de parcourir 2 km en voiture, la même consommation avec de l’eau plate en bouteille non réfrigérée correspond à 900km! (sans compter l’énergie utilisée à transporter ces bouteilles!)

L’eau dans bien des régions du monde est déjà source de tensions. Dans certains pays on achète l’eau courante par un système de cartes pré-payées ! Pour maîtriser sa consommation d’eau et permettre à chaque être humain d’en disposer, il faut également être conscient de l’eau « virtuelle » que tu utilises : pour fabriquer un T-shirt, un emballage plastique, de l’acier, du pétrole raffiné, les industries ont besoin de quantités colossales d’or bleu. Il en va de même pour certains produits agricoles, comme le coton ou le café, cultivés dans des régions qui manquent cruellement de cette ressource :

plastique 1 à 2L / kg
viande bovine 16000 L /kg
ciment 35 L / kg
café 140L / tasse
bière 25 L / L
coton 7000 à 29000 L /kg


www.waterfootprint.org

http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/

FEVRIER - BIODIVERSITE


Le jour n’est, hélas ! pas venu où l’extinction d’une espèce vivante sera tenue pour un délit aussi grave que la destruction d’un chef-d’oeuvre artistique.
Le fait est d’ailleurs plus grave encore, évidemment, puisqu’on peut reconstruire un monument ou même refaire un tableau, mais qui rappellera à la vie le grand pingouin, le pigeon migrateur, le dodo ou le zèbre quagga ?
Théodore MONOD
La biodiversité c’est la variabilité du vivant sous toutes ses formes d’organisation, dans tous ses habitats. On la rencontre au niveau des espèces mais également au niveau génétique au sein d’une même espèce. Cette diversité génétique est très importante pour l’évolution et la capacité de résistance de l’espèce. Comment la conserver?
  • Dans des conditions artificielles, indépendamment du milieu de vie des espèces (jardins botaniques, zoos, banques de semences ou de gamètes,...).
  • Par la protection des milieux naturels et donc des habitats des espèces. Entre autre des forêts, prairies, jardins, talus,... Certains espaces comme les réserves naturelles ou les zones Natura 2000 sont dédiés à la protection de la faune et de la flore.

Mais nous sommes chacun acteur du maintient d’une biodiversité autour de nous. Et ça en vaut la peine : quel bonheur de se balader dans la nature, de profiter de son jardin ou de faire le tour d’un parc à Bruxelles! Nous contemplons chaque jour la diversité du vivant qui nous entoure. Mais réfléchissons à l’impact que nous pouvons avoir en profitant de ces espaces naturels.
http://www.natagora.be/,
www.natpro.be

Tu as les moyens de booster ton environnement!

Accueille la faune des environs : à l’échelle de ton jardin par exemple, ne pas tondre trop souvent ou même transformer une partie de la pelouse en prairie fleurie, privilégier la nature spontanée et les plantes de nos régions sont des bons moyens d’attirer les pollinisateurs de nos contrées et toutes sortes d’autres petites bébêtes indispensable à notre survie! Les pollinisateurs sont à la base de la reproduction végétale et donc de tout notre système agricole! Tu attireras également nombre d’oiseaux qui se nourrissent d’insectes. Évites les pesticides et engrais chimiques! Pour lutter contre les parasites, toutes sortes d’alternatives existent. Les insectes t’aideront déjà à faire face aux pucerons et autres parasites. Cultives certaines plantes aux propriétés magiques, découvre les joies du purin d’orties contre les pucerons et autres décoctions de grand-mère,..
Lavande Éloigne fourmis, limaces, escargots, pucerons
Tanaisie Eloigne fourmis, mouche de la carote,...
Sauge, Romarin, Thym, Moutarde, Persil : Contre limaces, escargots

Recette contre les limaces : 500g de feuilles de rhubarbe dans 5 litres d’eau bouillante. Laisser infuser au moins 24h. Pulvériser le mélange non dilué.
Et encore d’autres merveilles à découvrir!

JANVIER - TIRELIRE


Il paraît que l’argent ne fait pas le bonheur.
Ceci dit, même en étant très philosophe, il faut bien constater qu’aujourd’hui, l’argent joue un rôle important dans nos modes de vie : que ce soit pour payer un logement, se nourrir, s’habiller, se soigner, se déplacer, téléphoner, s’offrir des loisirs, s’équiper en mobilier…

En moyenne, d’après l’Institut National de Statistiques, un Belge dépense chaque année 13200 €, soit un peu plus de 36€ par jour. Quand on sait que dans le monde, 1.5 milliards de personnes
vivent avec moins d’1€ par jour, on peut dire que nous sommes plutôt privilégiés. D’où viennent ces inégalités ? Ce pouvoir d’achat nous rend-t-il responsable de quelque chose ? En tout cas, il nous donne un poids économique certain, et prendre conscience de l’impact qu’on nos choix de consommation au quotidien, c’est peut-être un premier pas vers un monde moins cinglé.
Si j’achète un pot de yaourt light à la fraise, qu’est-ce que je paye ? Le prix rémunère directement ou non :

• la production des ingrédients (lait, levure, fraise mais aussi épaississant, édulcorant, colorants, conservateurs…)
• la fabrication du plastique et du carton de l’emballage
• l’impression en couleur des dessins et du texte de l’emballage
• la transformation industrielle des ingrédients en yaourt.
• le conditionnement du yaourt en pots individuels
• le transport des ingrédients et du yaourt entre les lieux de production, transformation, stockage, vente…
• la création d’une campagne marketing (logo, design, spot télé avec une star sportive qui sourit, affiches, slogan vertigineux…)
• la diffusion de la publicité (jusqu’à 3500€ pour 30 secondes)
• les actionnaires de l’entreprise.

En circuit court, je ne paierais sans doute que les 3 premiers ingrédients, la transformation par le fermier et le petit pot en verre réutilisable. Je peux donc choisir en quoi je reconnais une véritable valeur ajoutée : acheter de temps en temps bio ou équitable, un week-end rando dans un éco-gîte ardennais plutôt qu’un city-trip à Barcelone, investir dans un vélo pliable, te faire faire un beau pantalon sur mesure au lieu de te payer trois frocs pourris, faire réparer tes godasses chez le cordonnier plutôt que d’acheter de la camelote fabriquée à bas prix et dans des conditions souvant inadéquates en Asie… Par tes choix de consommation, tu peux encourager des personnes et des collectivités qui ont relevé le défi de gagner leur vie dans le respect de leur environnement. En augmentant la demande de produits et services durables, tu favorises aussi la création d’emplois qui donnent aux familles un revenu décent.

Et l’argent que tu ne dépenses pas, que devient-il ?
L’épargne, que tu confies à la banque te rapporte chaque année quelques pourcents d’intérêts. D’où vient ce petit bonus qui t’es octroyé si généreusement ? Les économies que tu n’utilises pas
sont prêtées par la banque à d’autres (particuliers ou entreprises), qui en échange, rembourseront plus tard avec des intérêts. C’est une partie de ces intérêts qui est redistribuée à l’épargnant, pour l’encourager à laisser son argent à la banque.
Ce qu’il est intéressant de savoir, c’est à qui la banque prête les sous qu’on lui confie : à un ménage qui achète une maison ? à une entreprise qui fabrique du chocolat ? ou une société qui fournit des armes à des pays en guerre ? En général, ce qui compte pour la banque, c’est que l’emprunteur soit capable de rembourser quand elle le lui demande, point à la ligne. Il est toutefois possible de confier ton épargne à des banques qui ne prêtent qu’aux entreprises éthiques et durables. Ton argent sert alors à développer une économie qui tient compte de l’humain et de l’environnement :
http://www.triodos.be/ ou http://www.credal.be/

Finalement, une monnaie sert à être échangée contre ce qu’on veut et avec n’importe qui. Mais il est aussi possible d’échanger sans argent : c’est ce que proposent les SEL, Systèmes d’Echange Local. Massage shiatsu contre réparation de PC, coup de main à un déménagement contre cours de guitare … Le site web du SEL de Bruxelles répertorie les SEL d’autres localités :
http://www.brusel.be/

DECEMBRE - CADEAUX


On est toujours ingrat pour le don du nécessaire, jamais pour le don du superflu.
On en veut à qui vous donne le pain quotidien,
On est reconnaissant à qui vous donne une parure.

Victor Hugo - Littérature et Philosophie mêlées

Voici venu le mois de décembre et, avec lui, le temps des fêtes. Tu te tritures sans doute les méninges pour trouver le cadeau idéal que tu vas offrir à ta famille et tes amis... Et si avant de te casser la tête et la tirelire, tu prenais le temps de réfléchir à l’impact que vont avoir ces cadeaux sur la planète et ses habitants ?

En effet, de nombreux jouets, vêtements, appareils électroniques et autres cadeaux traditionnellement présents sous le sapin sont fabriqués à l’autre bout du monde et ont donc parcouru des milliers de kilomètres avant d’arriver dans ton magasin. Transporter un objet de 200g de Pékin à Bruxelles émet entre 15g de CO2 (20000 km en bateau) et 1kg de CO2 ! (7000 km en avion). De plus, certains objets à bon marché doivent leur petit prix à une exploitation de la main d’oeuvre, souvent contrainte de travailler dans des conditions exécrables pour un salaire de misère. Tu le sais… mais en achetant un produit réalisé dans ces conditions, tu cautionnes ce système ! Sans compter qu’avec ce genre de production à la chaîne, il y a de fortes chances que ta voisine reçoive le même cadeau que toi… Vive l’originalité !

Tu penses que tu n’as pas le choix ?
Détrompe-toi. Pourquoi ne pas offrir à ton entourage une place de concert, des cours de danse, un album photo personnalisé ou un bon pour une journée à la mer ? Ou organiser une cagnotte pour un instrument de musique ? Il s’agit là de cadeaux bien plus inoubliables qu’un GSM ou un bibelot ramasse-poussière !

Offrir un cadeau « matériel » n’est pas nécessairement vilain. Mais autant préférer aux effets de mode passager un cadeau qui sera utile pendant longtemps. Le cadeau pourra-t-il servir à quelqu’un d’autre par la suite ? Est-il recyclable ? Fonctionne-t-il avec des piles ou des batteries ? Pense aussi à limiter au maximum les emballages, films plastiques et rubans non dégradables, qui finissent de toute façon à la poubelle. De cette manière, tu produiras moins de déchets, tu éviteras de générer du CO2, et tu éviteras de faire augmenter la consommation de piles (100 millions ont été vendues en Belgique en 2000, dont 91 % de non rechargeables ! [source : CRIOC, 2001]).

Tu peux également faire appel à tes talents artistiques. Après avoir été faire un tour dans ton grenier ou sur une brocante, laisse libre cours à ton imagination et crée ! Un cadeau fait d’autant plus plaisir lorsqu’il celui qui l’offre y a consacré du temps. Pourquoi ne pas te lancer dans la fabrication de cartes personnalisées, de cosmétiques naturels, de bijoux, de mobilier ou de petits gâteaux ? Miam !
Pas encore convaincu ? Allez, une dernière idée de cadeau, gratuit : un certificat d’échange de service ! C’est très simple : tu indiques sur un bout de papier le service que tu es prêt à rendre (repeindre une pièce, préparer un repas, donner un cours, bricoler quelques heures…), tu le glisses dans une enveloppe décorée et le tour est joué
!

NOVEMBRE - ENERGIE

La folle : Que cherchent-ils ?
Ils ont perdu quelque chose?
Pierre : Ils cherchent du pétrole.
La folle : Curieux! Qu’est-ce qu’ils veulent en faire?
Pierre : Ce qu’on fait avec du pétrole.
De la misère. De la guerre. De la laideur.
Un monde misérable.

Jean Giraudoux - La Folle de Chaillot (1945)

Environ ¾ de la consommation énergétique des ménages (hors véhicules) sert au chauffage. Investir dans une meilleure isolation des bâtiments (sols, murs, plafonds, portes et fenêtres) peut donc considérablement alléger la facture. Des prêts avantageux et des primes sont disponibles pour les particuliers qui veulent consulter un conseiller ou améliorer la performance énergétique de leur logement. Parles-en à tes parents, ton proprio, dans ton entourage.
Les infos sur :
http://energie.wallonie.be
www.bruxellesenvironnement.be

Sans te lancer dans de grands chantiers, quelques gestes simples peuvent limiter substantiellement le compteur : un boudin de porte et des tentures, aération express les fenêtres grandes ouvertes plutôt que de les entrouvrir toute la journée, couvrir tes casseroles en faisant bouillir l’eau, abaisser le thermostat d’1°C et enfiler un pull…

Le chauffage (généralement gaz ou mazout), c’est ¾ de la consommation, mais sur la facture, c’est l’électricité qui coûte le plus cher: 50% des dépenses en énergie, alors qu’elle ne représente que 20 à 25% de la consommation. En 2008, avec un kilowatt heure à 0,15 €, la Belgique se classait 3e pays le plus cher pour l’électricité des particuliers (derrière 2 pays insulaires, l’Irlande et la Chypre).

Durant la dernière décennie, le prix se situait plutôt autour de 0,11 à 0,12 €. La consommation électrique annuelle des ménages belges se situe en général dans une fourchette de 3000 à 5000 kWh, avec des extrêmes allant de 2000 à 13000 kWh (source INS). C’est énorme, et là aussi il est facile de faire des économies. ça commence par investir dans un équipement moins énergivore : Un classement objectif des appareils électroménagers sur
www.topten.be

Pour maîtriser sa consommation, il faut aussi avoir une idée de ce qui consomme quoi. Le tableau sur la page de droite ainsi que le site www.maconsoelec.com t’aideront à te faire une idée. Attention aux apparences trompeuses : les veilleuses (petit point lumineux de la télé, horloge de la radio, ordinateur en veille, chargeur branché même quand la batterie est pleine…) consomment relativement peu, mais parfois 24h/24. Sur une année, cela peut représenter 10% de la consommation totale. N’oublie donc pas de débrancher ce qui peut l’être, surtout par exemple lorsque tu t’absentes plusieurs jours.

Complément d’infos :
www.icedd.be

OCTOBRE - MOBILITE

Un moteur, ça tourne comment ?
Pourquoi certaines voitures polluent
plus que d’autres ? Pourquoi déplace-t-on 2 tonnes
d’acier pour balader un être humain de 70kg ?
Diminuer ma facture d’essence grâce
à l’éco-conduite ? marche, trottinette, vélo,
car-sharing, transport en commun …
des alternatives à (re)découvrir !



Le trafic routier est responsable de 20% des émissions annuelles de Gaz à Effet de Serre (GES) en Belgique. Comment faire pour flinguer un peu moins la planète sans pour autant faire tous ses trajets en Cuistax ?

1/ combiner différents modes de transport : train, tram, bus, scooter, vélo, trottinette ou tout simplement marcher sur tes 2 pattes. Il y a très souvent une alternative possible à la voiture.

2/ Ton vélo n’est plus en état et il moisit depuis des siècles dans ton garage ? Il existe un peu partout en Wallonie et à Bruxelles des ateliers où tu pourras faire réparer ta bécane. Même si tu penses qu’il s’agit d’une cause perdue, les bricoleurs qu’on y rencontre font des merveilles. Ils revendent aussi des engins d’occasion. Les bonnes adresses sur :
www.provelo.org, rubrique « ateliers vélo »
Tu trouveras également les rendez-vous cyclistes à ne pas manquer, des conseils antivols, des exemples de plans communaux pour faciliter la ville aux cyclistes etc. une autre association amoureuse du guidon :
www.gracq.be

3/ Comparé à d’autres pays européens, le train dans notre pays ne coûte vraiment pas cher, surtout lorsqu’on peut profiter du Go-pass ou de la carte Campus, sans oublier la Key-card ou le billet weekend. Tu ne connais pas toutes ces formules ? Dans ce cas il vaut la peine de parcourir le site de la SNCB :
http://www.b-rail.be/

4/ à l’achat, choisir une voiture qui émet peu de CO2/km. L’Etat fédéral rembourse alors jusqu’à 15% du prix. Toutes les infos sur ces réductions et le classement des voitures par catégorie et
selon leurs émissions CO2 :
www.energivores.be/auto

5/ Adopter les quelques réflexes de l’écoconduite : freinage moins violent, usage intelligent de la boîte de vitesses, lever le pied quand il faut, bref parcourir la même distance avec jusqu’à 20% de carburant en moins, en usant moins son véhicule, et avec un plus grand sourire. Jette un oeil sur :
www.ecoconso.be/ecodriving

6/ Il y a en Belgique 5 millions de voitures privées, pour 7,6 millions de personnes en âge de conduire. Posséder une voiture coûte pourtant cher. Est-ce vraiment indispensable ? Une alternative comme le car-sharing te permet de disposer d’un véhicule quand tu en as besoin, les soucis en moins : assurance omnium, entretien, contrôle technique… sont pris en charge. Il existe plusieurs formules, selon tes besoins. Tu peux profiter du réseau de voitures partagées à Bruxelles, Liège, Namur, Mons, Ottignies et Louvain-la-Neuve.
http://www.cambio.be/


Tu n’habites pas dans ces villes ? Il reste le covoiturage : partage tes trajets (même irréguliers) avec des passagers ou un chauffeur sympa, et ta facture de carburant sera elle aussi plus conviviale.

http://www.carpoolplaza.be/

Ou pour voyager moins cher en Europe :
http://www.123envoiture.com/ ,
www.covoiturage.com, www.karzoo.eu

7/ A condition d’être un minimum prudent, l’auto-stop peut parfois dépanner, et le trajet est en général agréable. Mais comme on ne sait jamais sur quel énergumène on risque de tomber, un réflexe tout bête rassurera tout le monde si tu lèves le pouce au bord de la route : envoie à un ami un SMS avec le trajet que tu comptes faire et le numéro d’immatriculation de la voiture dans laquelle tu embarques.


Bonne route !

SEPTEMBRE - MON ASSIETTE

Tout d’abord, quels sont mes besoins nutritionnels ?
Comment combiner le plaisir gastronomique
au respect du producteur et de l’environnement ?
Manger bio, varié et pas cher, est-ce possible ?
Quels sont les fruits et légumes de saisons ?
Y a-t-il un GAC près de chez moi ?
Lorsque je mange, quels sont mes besoins ?

1/ de l’ENERGIE : pour jouer au foot, faire un sudoku, chanter sous la douche, mais aussi digérer, respirer, maintenir le corps à 37°C alors que la température ambiante est à 20°C (ou moins). Bilan : 1800 à 2500 kcal/jour. Attention, les besoins en énergie varient d’une personne à l’autre, selon sexe, âge, poids, activité physique (qui est insuffisante chez près de 3 Belges sur 4) etc.

2/ des NUTRIMENTS VARIES : avaler 500 à 600 g de sucre suffirait à couvrir tes besoins énergétiques pour la journée. Mais ton corps a besoin de puiser ses calories dans différentes sources : une moitié de glucides (1g=4kcal), un quart de protéines (1g=4kcal) le reste de lipides (1g=9kcal) + des fibres, un paquet de minéraux, vitamines, antioxydant…

Plus d’infos sur le site du Ministère de la Santé Publique :
Qu’est-ce qui a changé dans notre alimentation ?

Alors qu’en 1960, un paysan produisait la nourriture de 12 familles, il devrait en nourrir 50 aujourd’hui. Par ailleurs, les Belges ne consacrent plus que 12% de leurs dépenses à l’alimentation, contre le double dans les années ’70. Les supermarchés font aussi pression pour diminuer le coût des denrées. Pour continuer à gagner leur vie, les agriculteurs se sont donc logiquement tournés vers des pratiques qui augmentent les rendements : abandon de variétés locales peu productives, recours excessif aux engrais et pesticides, élevage concentrationnaire, cultures sous serres … La concurrence est rude avec des aliments qui viennent parfois de très loin (Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande…), les produits sont congelés durant des mois avant d’être mangés, on trouve beaucoup de plats préparés avec des ingrédients de piètre qualité. Les fruits exotiques importés sont souvent produits au détriment de cultures vivrières pour les populations de régions peu productives et aux ressources limitées (peu d’eau, d’engrais, pas de tracteur…). Alors qu’avant on mangeait ce qui était naturellement disponible à une saison, aujourd’hui le producteur doit se débrouiller pour fournir toute l’année ce qu’on a envie de voir dans l’assiette. Or plus les aliments que nous mangeons sont transportés, réfrigérés, emballés, transformés, plus cela consomme de ressources.

Comment manger sainement, à prix raisonnable et dans le respect de l’environnement ?

• Manger local : l’étiquetage en magasin te permet de connaître l’origine de la plupart des produits. Privilégie les aliments qui n’ont parcouru que de petites distances.
• Manger de saison : un calendrier récapitulatif des fruits et légumes de saison se trouve en annexe
• Manger moins de viande : produire 1 protéine animale nécessite 7 à 10 protéines végétales (le fourrage ingéré par la bête couvre ses besoins énergétiques. Seule une toute petite partie lui servira à produire sa viande)
• Manger moins transformé : Les plats préparés contiennent souvent graisses cachées et additifs (conservateurs, exhausteurs de goût, colorants…).
• Consommer la juste portion : de 25 à 50% de la nourriture produite serait jetée sans avoir été consommée. Vérifie donc le contenu de ton frigo et de tes armoires avant de refaire des courses.
GAC – Les Groupes d’Achat Collectif se fournissent en denrées de qualité, en groupant les commandes, souvent chez un producteur local bio : pain, fruits, légumes, laitages, viandes, bières… sont achetés à prix d’amis en court-circuitant la grande distribution : pas de frais d’emballage, de stockage ou de publicité, livraison sur des distances courtes, relation de confiance et rémunération équitable de l’agriculteur, découverte des saveurs du terroir…
Il existe sûrement un GAC près de chez toi ! Si ce n’est pas le cas, des milliers de GACqueurs belges t’aideront à en créer un :

Toutes les infos sur les produits du terroir wallon, de la documentation pédagogique, les rendez-vous à ne pas manquer tout au long de l’année
sur le site de l’Agence Wallonne de Promotion d’une Agriculture de Qualité :