lundi 31 août 2009

JUILLET - VOYAGES

Neige, soleil, évasion du quotidien. Retrouvailles avec un ami expatrié, ou encore retour à la terre d’un ancêtre. Que cherche-t-on exactement, en partant loin de chez soi ? Que ce soit pour reposer son esprit ou l’ouvrir à d’autres mentalités, les voyages sont en vogue. S’il est indéniable que la découverte d’autres horizons est une source d’enrichissement personnel, il ne faut pas pour autant jouer les autruches quant au coût écologique de la bougeotte pathologique qui se banalise, surtout lorsqu’on prend les airs.


Pour les émissions de carbone, le choix du moyen de transport fait largement la différence : par passager, le train est le moins polluant (2 à 3g/km), loin devant les bus (30 à 70g/km), les voitures (90 à 220g/km) et les avions (170g/km), champions de la pollution.
En marchant d’un bon pas avec un chargement modéré (et une bonne dose d’optimisme), un être humain peut parcourir 50km par jour. De ce point de vue, traverser océans et continents en quelques heures à 12000 pieds d’altitude dans une boîte en aluminium où des hôtesses exécutent des chorégraphies de sécurité (bref, prendre l’avion) est quelque chose de plutôt surnaturel. Et effectivement, cette prouesse technologique exige une consommation pharaonique
d’énergie, émettrice d’une quantité tout aussi peu modeste de gaz à effets de serre :
Emissions en kg équivalent-CO2 pour quelques projets touristiques :


Manger une frite avec les kangourous en Australie 12380
Quelques brasses avec les hindous dans le Gange 5220
Se prendre un coup de soleil en Tunisie
1010
Se gondoler à Venise
500
Une journée habituelle en Belgique 22


Pour le climat, l’augmentation du trafic aérien n’est donc pas une bonne nouvelle. Faut-il alors brûler son passeport et fermer les frontières ? Disons qu’éviter les city-trips à répétition en vol low-cost pour modérer ses ardeurs migratrices serait un bon début. Et si ton besoin d’exotisme est trop fort, tu peux compenser le CO2 émis par tes trajets en finançant des projets de réduction des GES.
www.co2logic.be , www.compenco2.be

Renseigne-toi sur le pays où tu comptes vadrouiller, et même si tu aimes le confort, garde à l’esprit que l’adaptation d’une région pour bichonner les touristes passe souvent par
• l’abandon de métiers et savoir-faire traditionnels (les prix augmentent et un serveur est mieux payé qu’un artisan)
• un sacrifice environnemental (routes et infrastructures bétonnées, accumulation de déchets, modification des paysages, pollution des eaux…)
• l’accaparement de ressources rares (eau et énergie pour piscines, arrosage du golf, climatisation… au détriment de l’agriculture, des familles et des industries locales).


Pour visiter des coins de paradis sans les détruire et en respectant ses habitants, tu peux regarder l’offre de vacances alternatives, gîtes et circuits d’éco-tourisme sur
http://www.ecoconso.be/spip.php?article249
Mais il y a aussi bien des richesses à découvrir dans nos villes et campagnes, qui sont d’autant plus dignes d’intérêt qu’elles sont méconnues. Du marathon de la bière à tous les carnavals et festivals en passant par la thalasso ou la spéléo, tu trouveras une foule de folies à ne pas manquer près de chez nous sur
www.belgique-tourisme.net

Enfin, notre pays est aussi une terre d’accueil pour des personnes issues de tous les continents. Partager un repas, une fête sacrée, une soirée en musique avec des Belges d’adoption, c’est « ouvrir ta porte à toutes les fenêtres » ! Tu peux aussi héberger un voyageur de passage, ou accueillir un jeune étranger dans ta famille pendant quelques mois :
www.couchsurfing.com , www.afsbelgique.be

Te baigner dans un bouillon de culture, c’est également redécouvrir ton propre pays sous un regard nouveau.

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